Revebebe - Une histoire (2022)


Clémence

**********

J’aurais pu partir au premier contact de sa main sur mon genou dénudé, mais je ne l’ai pas fait.

Pourquoi ? Parce que sa main est douce, son sourire craquant et mon corps a besoin de tendresse car, plaquée par mon ex trois mois après avoir accouché, je pense avoir suffisamment galéré pour prendre enfin du bon temps pour la première fois depuis presque six mois.

Donc lorsque Elodie, une collègue de bureau, m’a invitée à sa soirée d’anniversaire, j’ai accepté avec joie, troquant mon jogging de mémère – ma tenue classique du samedi soir – pour une robe décolletée noire du plus bel effet si j’en crois les regards masculins que je croise, avec plaisir, depuis mon arrivée à cette réception fastueuse qui se déroule dans le parc magnifique de la maison de famille de la maîtresse de cérémonie. Cela flatte mon ego qui en a grand besoin, car vous vous doutez bien que ma libido est au niveau de ma vie sociale: le néant… ou presque si on considère que se masturber une fois par semaine est correct pour une jeune femme de 28 ans.

Il fait beau, il fait chaud, les hommes me matent à nouveau. Tout va bien dans le meilleur des mondes !

Donc, non, je n’ai pas repoussé cette main, même si les doigts fins et manucurés appartiennent à… Sandra, que je ne connaissais pas avant ce jour mémorable en tous points.

Assises côte à côte, au cours du repas, nous avons très vite sympathisé, nous trouvant des atomes crochus au point d’oublier le reste des convives qui firent de même sans nous vexer.

Approximativement du même âge que moi, aussi brune que je suis blonde et aussi svelte que je suis ronde, ma nouvelle amie est d’une compagnie si agréable que, bientôt, je ne vois qu’elle dans sa robe grise moulant sa poitrine menue, buvant ses paroles qui doucement me bercent d’autant plus facilement que j’ai bu mon premier mojito depuis des mois.

Peu à peu, je sens bien que Sandra me charme mais loin de me choquer cette idée me trouble, moi, l’hétérosexuelle de base. Si bien que… je ne fais rien pour mettre un terme à ce petit jeu de séduction subtile aux antipodes des manières de mon ex, pour qui le summum de la galanterie résidait dans un baiser furtif avant un coït parfois brutal.

Ses sourires deviennent plus aguicheurs, ses regards plus brillants et son attitude générale plus sûre. Je devine, au-delà de la femme charmeuse, une autorité naturelle qui n’est pas sans déplaire, voire m’exciter, moi qui ai parfois besoin d’être dirigée.

Mon ex avait su en profiter, voire en abuser, m’entraînant dans des expériences sexuelles dont il était l’instigateur et moi la complice passive.

Ses doigts se posent donc négligemment sur mon genou tandis qu’elle continue de me parler, comme si de rien n’était, ses yeux bruns rivés dans les miens.

Ce contact anodin pour le moment, et pas si inhabituel entre nanas fait pourtant frémir mon corps endormi depuis des mois: mon cœur s’accélère et mes joues rosissent, heureusement masquées par la relative pénombre dans laquelle se trouve notre table désertée par les autres convives partis danser.

Mais lorsque je sens une réelle caresse, j’ai besoin d’être fixée, et ce que je lis dans ses yeux à cet instant me rassure et me fait peur à la fois: cette femme a envie de moi. Cette sensation nouvelle est si exquise que je laisse ses phalanges se mouvoir doucement sur mon épiderme hypersensible.

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Soudain silencieuse, elle me regarde avec une tendresse émouvante, se penchant pour me murmurer:


  • — Tu as la peau douce.

Sa voix me trouble autant que ses attouchements qui tendent mes seins et humidifient mon string de dentelle mis pour plaire à un éventuel amant qui finalement sera une maîtresse. Je ne sais quoi répondre me contentant de sourire comme une godiche presque honteuse de mouiller sous les caresses d’une femme dont les doigts experts reprennent leur cheminement sensuel. Je ne les repousse toujours pas lorsqu’ils atteignent la limite de ma robe remontée très haut sur mes cuisses.

Là encore, Sandra fait une pause dans cette conquête de territoires encore vierges de contacts féminins, se contentant de me sourire, respectueuse mais pratiquement convaincue de ma décision. Incapable de mettre fin à cette invasion qui prend forme, je me contente de fermer les yeux dans une forme de capitulation dont la jolie brune prend note, remontant doucement sous la robe vers l’endroit où la peau est la plus sensible et la moiteur la plus notable.

Je respire plus vite, redoutant l’étape supplémentaire consciente de ne pas pouvoir me contenir si elle touche mon string trempé.

Son emprise immobile est un supplice mais cette pause bienvenue me permet de retrouver un semblant de pudeur toute relative si on considère que j’ai une main féminine étrangère entre les cuisses non loin d’une foule qui pourrait le remarquer !

Je l’implore du regard mais ce que je lis dans le sien est sans espoir de reculade.


  • — On va nous voir…

Ma voix est chevrotante.


  • — Tout le monde s’en tape, répond-elle en souriant.

Ses doigts restent immobiles tout près de mon sexe vibrant dans une délicieuse torture.


  • — Tu viens chez moi ?
  • — Je ne sais pas…
  • — Tu n’as pas envie ?

Mon silence presque coupable vaut pratiquement acceptation.


  • — Alors, viens.

Sans crier gare, elle retire sa main, me faisant frissonner une dernière fois avant de se lever et de quitter la table, naturelle et certaine que je vais la suivre.

Et je la suis, légèrement à distance, la voyant parler brièvement à Elodie avant de se diriger vers la belle maison de maître trônant au milieu du parc où se déroule la fête. Le rouge aux joues, je fuis le regard de notre hôtesse, avançant telle une automate vers le début de ma nouvelle vie, mais je ne le sais pas encore.

Personne ne nous remarque si bien que nous atteignons le premier étage sans encombre, trouvant une chambre de libre à la première porte ouverte.

Il fait sombre, il fait chaud et pourtant je frissonne lorsque Sandra m’enlace cherchant tendrement ma bouche pour mon premier baiser au féminin.

Je gémis lorsque ses lèvres se déposent sur les miennes avec une légèreté troublante bien loin des galoches au masculin. Sa bouche apprivoise si bien la mienne que c’est moi qui cède à sa douce pression offrant ma langue à la sienne.

(Video) Moi, Sandrine, lesbienne depuis peu ! - Kathy Murray F-Story 41

Je fonds, enivrée par ces sensations oubliées depuis des mois, d’autant que ses mains ne restent pas non plus inactives flattant mes hanches trop larges à mon goût.

Son corps svelte se plaque contre le mien tout en rondeurs qui peut-être la rebuteront quand elle les découvrira sans artifice. À cette pensée, je me crispe, un peu réticente à aller vers peut-être une déconvenue, mais Sandra me rassure aussitôt.


  • — Que tu es belle !

Elle ne peut voir mes larmes qui perlent mais ressent mon émotion.


  • — J’adore ton regard, ton sourire, ton corps de femme.

Joignant les gestes à la parole, elle défait un à un les boutons de ma robe qui glisse doucement à terre offrant mes formes alourdies par les kilos postgrossesse à la disposition de ses mains habiles.

Elle reprend ma bouche pour me transmettre sa passion frôlant avec douceur à travers la dentelle mes seins avides de caresses me faisant rapidement gémir pour m’entraîner sur le lit où nous nous allongeons, bouches soudées.

Mes mains trouvent enfin le chemin de son corps souple rencontrant le zip de sa robe qui vole rapidement dans la pièce.

Dans la même tenue que moi, Sandra repart à la découverte de mes seins qui attirent si souvent le regard des hommes et pour la première fois les attentions d’une femme.

Plus volumineux depuis la grossesse, ils n’en ont pas moins gardé leur sensibilité malgré leur 90d contenu dans l’écrin de dentelle que ses doigts Ses caressent longuement avant de frôler mes pointes tendues.

Je gémis plus fort, incitant Sandra à défaire ce carcan devenu gênant pour libérer mes poires sensibles et les offrir à ses mains et bientôt sa bouche.

Je m’offre sans retenue trop heureuse d’être à nouveau désirée.

C’est trop bon d’être aimée ! Homme ou femme, je ne vois pour l’instant pas de différence, à part peut-être une plus grande patience chez ma première partenaire féminine.

Attentive à mes réactions, elle module ses hommages, frôlant mes tétons, puis les massant doucement pour bientôt les pincer.

Je lâche un cri qui l’inquiète.


  • — Je t’ai fait mal ?
  • — Non, J’adore. Vas-y.

Je reprends sa bouche pour la rassurer d’un baiser affolé qui scelle l’escalade sensuelle qui va suivre.

(Video) Revebebe et les féministes | Les chemins de désir (3/6) - ARTE Radio Podcast

Sa bouche remplace rapidement ses mains, léchant avec avidité mes globes que Hugo tétait il y a peu. Cette pensée furtive me fait sourire tendrement sans me bloquer au contraire.

Il reste ma priorité mais je me dois de profiter des instants à moi si je veux être suffisamment équilibrée pour l’élever seule.

À tâtons, je cherche moi aussi à défaire son soutien-gorge tout en l’encourageant comme je le ferais avec un mec.


  • — Continue. J’adore.

Sandra – désormais seins nus contre ma peau moite – grogne en glissant une main qui découvre bien vite que je ne mens pas. Excitée comme jamais, je lâche un cri lorsque ses doigts écartent l’élastique du string pour découvrir mon sexe trempé.

Il est trop tard pour penser à mon épilation ou pour craindre un dégoût pour ma mouille trop abondante !

Je ronronne sous les caresses expertes sur mes lèvres gonflées de désir qui cachent encore la perle de mon désir.

Je caresse fébrilement son dos incapable pour le moment de lui faire partager ce que je ressens tant les ondes de plaisir sont trop fortes.

J’écarte mes cuisses au maximum faisant craquer un peu mon string devenu gênant et vite jeté à terre. Nue dans ses bras, je m’offre, impudique, attendant la suite qui ne tarde pas…

Sa bouche retrouve brièvement mon oreille pour une promesse enivrante


  • — Je vais te lécher.
  • — Viens…

Et elle est venue… D’abord légère et mutine, sa bouche est vite devenue présente, explorant mon sexe avec délectation, combinant ses attentions à celle de ses mains restées sur mes seins.

Ces caresses je les ai déjà connues mais le caractère inédit du partenaire et son art du cunnilingus me rendent vite folle, agitant mon bassin, pressant sa tête entre mes cuisses et marmonnant des ordres incompréhensibles mais efficaces.

Sandra redouble d’ardeur, caressant désormais à pleines mains mes fesses lourdes et abandonnant ainsi mes seins dont je m’empare avec plaisir.

Cuisses ouvertes, chatte dégustée et tétons pincés, je me prépare à l’apocalypse que je sens poindre.

Au premier contact de sa langue sur mon clitoris, je sais que je suis perdue, que l’orage va éclater dans mon corps et qu’il est inutile de résister.

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Sandra le sait, le sent et ne me fait pas attendre, pinçant doucement cette crête de chair entre ses lèvres pour l’aspirer doucement faisant fi de mes supplications de façade.

Je tente de repousser sa tête pour mieux la plaquer l’instant d’après, la bloquant entre mes cuisses au risque de lui faire mal. Mais elle résiste avec mon cul comme point d’ancrage indispensable dans cette chevauchée fantastique.

Et je jouis. Brutalement, bruyamment, abondamment et longuement.

Et je pleure. De joie, de peine et de soulagement.

Pour la première fois depuis longtemps quelqu’un a pris soin de moi me faisant passer pour la personne la plus importante sur terre.

C’est si précieux !

Sandra me laisse récupérer puis quitte le compas de mes cuisses pour se blottir contre moi, silencieuse mais attentionnée, léchant tendrement mes larmes qui coulent dans discontinuer.

Le silence est presque total. On entend juste le bruit lointain de la fête qui nous fait prendre conscience du lieu où nous nous trouvons et du caractère risqué de notre situation.

Sandra doit penser comme moi car elle murmure:


  • — Tu dors chez moi ?

Blotties l’une contre l’autre, nous respirons lentement, conscientes que cette soirée pourrait changer nos vies durablement et qu’elle resta à jamais gravée dans ma tête.

Suis-je devenue bisexuelle ou est-ce le manque d’amour qui m’a fait céder à la première venue ?

Après avoir mûrement réfléchi, je lui réponds en souriant:


  • — Oui ma puce. Je peux t’appeler ma puce ?
  • — Carrément !

Un baiser rapide plus tard, nous nous rhabillons et filons chez elle sans pour autant dormir tout de suite… Mais c’est une autre histoire.


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Author: Nicola Considine CPA

Last Updated: 09/20/2022

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